Glossaire

Transport

Biocarburants liquides

Les biocarburants liquides sont des carburants produits à partir de ressources biomasse et incorporables aux carburants fossiles conventionnels (essence/gazole). En France ils sont actuellement incorporés jusqu'à 10% vol. dans l'essence sans plomb SP95-E10 (éthanol produit à partir de betterave à sucre ou d'amidon de céréales) et à hauteur de 7% vol. dans le gazole (biodiesel de type Ester Méthylique d'Huile Végétale (EMHV) essentiellement produit à partir d'huile de colza). Par ailleurs, les Huiles Végétales Hydrogénées (HVO) commencent à apparaitre sur le marché et pourraient être incorporées à des teneurs supérieures dans les motorisations diesel et carburéacteurs du secteur de l'aviation. En leur faisant subir une opération d’hydrotraitement pour enlever l'oxygène, il est possible de transformer ces huiles en paraffines, et de là en carburants, et en particulier en kérosène via un traitement complémentaire assurant une bonne tenue à froid des produits. De nouvelles technologies mobilisant des ressources de type lignocellulosiques (bois, pailles et autres résidus, cultures énergétiques de type miscanthus, switchgrass, TCR...) sont en cours de développement et devraient voir le jour à horion 2020. Elles permettraient la production de gazole de synthèse, aux propriétés similaires aux HVO, ainsi que la production d'éthanol, en s'afranchissant de contraintes liés à la mobilisation de ressources alimentaires. Enfin des biocarburants produits à partir de biomasse algale pourraient également faire partie des solutions alternatives à un horizon plus prospectif.

Biogaz carburant

Le biogaz valorisé dans les transports est un carburant gazeux utilisable par des motorisations adaptées de type GNV (Gaz Naturel Véhicule). Des flottes de voitures, bus et camion GNV sont actuellement en cours de développement ainsi que les infrastructures de recharge (réseau, bornes, cuves de stockage) adaptées. Le biogaz ou biométhane carburant peut être produit par deux grandes familles de technologies : la voie fermentaire ou méthanisation, la voir thermochimique ou méthanation. La première consiste en une dégrédation anaérobie de déchets organiques (déchets organiques des ménages, déchets et effluents des industries agroalimentaires, déchets et effluents des exploitations agricoles, etc.). Cette technologie est mature mais aboutit à la production d'un biogaz contenant jusque 60% de méthane, qu'il est nécessaire de traiter avant d'être injecté au réseau de gaz naturel ou utilisé dans un moteur GNV. La seconde consiste en la production d'un gaz de synthèse par gazéification de biomasse lignocellulosique puis transformation catalytique du syngaz en biométhane. Cette technologie (Bio-SNG) est en cours de R&D. Elle permettrait la production d'un méthane directement injectable dans le réseau et les motorisations GNV.

Véhicules électrifiés

Le véhicule électrifié utilise la puissance électrique disponible à bord du véhicule pour les besoins de la motorisation. Du véhicule électrique aux différents types de véhicules hybrides, de nombreuses solutions de véhicules électrifiés existent, adaptées à différents segments de marché, tant du point de vue régional que du type de déplacement. Même si la situation actuelle repose encore à 94 % sur le moteur à combustion interne alimenté par des carburants pétroliers, la part des véhicules électrifiés est appelée à augmenter car ils présentent de nombreux atouts sur le plan environnemental. Mais pour assurer un développement à grande échelle, beaucoup reste à faire en R&D (coût et optimisation des batteries, motorisation électrique, contrôle du véhicule, etc.)

Véhicule 2l/100km

A l'automne 2013, le gouvernement a fixé aux chercheurs et industriels français l'objectif de convevoir un véhicule ne consommant que deux litres aux 100 kilomètres. Cela suppose des innovations tant en termes de motorisations performantes que d'électrification du véhicule ou de réduction de la masse. Les constructeurs ont depuis accéléré leurs recherches dans ce sens et annoncent un véhicule 2L aux 100 pour le prochain Mondial de l'automobile.

Véhicule hydrogène

Le véhicule hydrogène désigne généralement un véhicule alimenté en hydrogène que transforme en électricité une pile à combustible. Le fonctionnement du véhicule est ensuite similaire à celui d'un véhicule électrique. A signaler également que l'hydrogène peut aussi être utilisé directement comme carburant dans un moteur thermique, un peu sur le même principe que le véhicule GNV. Des projets chez BMW ont été menés sur ce sujet, sans suite pour le moment.

Véhicule GNV

Le véhicule GNV (gaz naturel pour véhicule) utilise du gaz naturel comme carburant. Les véhicules sont adaptés pour pouvoir utiliser le gaz soit à l’état gazeux comprimé à 200 bars (GNC pour voitures et camions), soit à l’état liquide refroidi à -160°C (GNL pour camions et bateaux). Ce GNV peut être issus du gaz naturel classiquement retrouvé dans le réseau mais aussi issu de ressources renouvelable via la production de biogaz (voir "Biogaz carburant"). Ce type de carburant nécessite un réseau de distribution dédié. On compte à l'heure actuelle en France 260 stations privées de gaz naturel comprimé et 40 stations publiques. Entre 1990 et 2010, le nombre de véhicules fonctionnant au GNV a augmenté de 18% par an dans le monde pour atteindre près de 17 millions mi-2013. En France, le parc de véhicules GNV concerne essentiellement les poids lourds (10% du parc de bus, 13% du parc de bennes à ordures, 200 camions et 10 000 véhicules légers en flottes d'entreprises).

Bornes de recharge

Borne électrique qui permet et gère la recharge des véhicules électriques ou des véhicules hybrides rechargeables. Relié au réseau électrique, elle peut être privé (installée à domicile) ou publique, sur la voirie, dans des parkings ou dans des stations de recharge. Suivant les technologies, elle permet une recharge lente (entre 5 et 8 heures) ou rapide (quelques minutes) des batteries des véhicules.

Hydrogène électrolytique

Innovation système d'information et de déplacement

Emissions du réservoir à la roue

Les émissions de CO2 dites "du réservoir à la roue" correspondent aux émissions induites par la combustion des carburants dans un véhicule et émises au niveau des gaz d'échapement.

Le rapport à la voiture change

Les dernières enquêtes sur l'automobile montrent que les plus jeunes générations sont moins attirées par l'achat d'un véhicule. Alors que la possession d'une automobile était vue comme une affirmation de son statut social, c'est moins le cas actuellement où les objets high-tech ont pris le relais. Cette tendance qui a d'abord été observée au Japon, est très courante maintenant en Europe.

Alternatives à la voiture particulière

La voiture particulière n'est pas le seul moyen de transports : transports en commun (bus, train, avion), modes doux (marche à pied, vélo) se développent de plus en plus. Même l'utilisation de l'objet automobile change (voir autopartage).

Autopartage

Carsharing ou encore car clubs au Royaume-Uni. L'autopartage consiste à partager un véhicule entre plusieurs utilisateurs. On distingue généralement deux types d’autopartage : 1) autopartage organisé par des entreprises et vu comme une fourniture de service (location sur un temps court); 2) autopartage organisé par un groupe d’utilisateurs en vue de l’achat et du partage d’un véhicule (Fiche Panorama 2014).

Industrie

Batiments